Mon empire

Lorsqu’au lointain, se dresse un beau mirage, je m’empresse de mettre mes lunettes de vue. Sont-elles colorées d’un immense coeur ou de l’effroi d’une vie qui s’oublie ?

Mes tourments se sont toujours nichés au coeur de mes manques les plus intimes. Pour les oublier, j’avais tendance à me gaver de ce que l’on m’offrait sans ménagement.

Aujourd’hui, je dresse mes lunettes de vue et je choisis, allègrement, ce qui fait battre mon coeur, non pas d’excitation, de peur, mais de douceur, de joie, de candeur. Là, je peux avancer d’un pas, sereinement, et bâtir le plus sur des empires : le mien.

Je vous aime et vous souhaite un doux week-end, plein d’étoiles dans le coeur.

Photographie : André Arment

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