Le coeur au milieu

Sur le dessus d’une rivière, il y a des lèvres dessinées, une à gauche, une à droite, celle du milieu dit je t’aime à tous ceux qui passent par là.

J’ai ôté mon coeur, et je l’ai rincé dans l’eau de la rivière. Il avait été sali par la poussière d’un ange, qui croyait aux ténèbres éternels. J’ai soufflé dessus et je l’ai senti battre, dans mes mains.

Je l’ai déposé dans ma poitrine, doucement, comme un oiseau endormi, et il a dessiné dans le ciel une constellation d’étoiles. L’une indiquait le nord, l’autre le sud. Je me suis perdue entre les deux, et j’ai regardé au milieu. J’ai vu un immense feu, resplendissant de joie.

Je me suis approchée, doucement, pour me réchauffer, suite à ma promenade nocturne, et c’est là qu’un cormoran est arrivé, il a regardé le fond de mes yeux et il y a glissé deux énormes diamants. Celui de droite dicte la peine, celui de gauche dicte la joie.

Lorsque mon coeur fut au milieu, tous deux purent resplendir d’amour, et je me suis baignée, réconciliée, dans le Distre d’une balade d’été.

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