Poème d’amour conscient

Si le ciel est chargé de nuages, c’est parce que j’ai déposé sur ton coeur, tout ce que je ne voulais pas percevoir de moi-même.

J’ai décrit des vallées, des contrées lointaines, où toi et moi, dévions et pouvions nous retrouver.

J’ai cru aux anges, comme on croit aux miracles, pour être sûre, au fond de mon âme, que jamais, nous ne pourrions nous séparer.

J’ai obéi à des lois, à des présages, à des diktats, pour que jamais, l’on ne puisse me trouver seule, pleurant mes morts, mes mausolées, respirant la poussière, de tout ce que j’avais déjà oublié.

J’ai décrit un ciel étoilé, prévoyant la mort, le futur, et même la vie, pour être certaine que toutefois, tu reviendrais.

J’ai obéis à mon âme, qui me disait de t’oublier, et je me suis retrouvée.

J’ai fondu en moi le fer de ma destinée, et je l’ai renouée, à cheval sur mon destin, comme une femme qui prend sa vie en main.

J’ai obéi à mon coeur, à mon ventre, à mes jambes, et j’ai recraché la poussière, qui m’empêchait de respirer.

J’ai jailli depuis un lieu où l’on ne croit pas aux âmes, mais où on les sent, comme le plus pur des délices.

J’ai rebondi sur la poussière d’étoiles, pour qu’elle retourne dans le ciel où elle est destinée.

J’ai jailli depuis les flammes de mon amour éternel, pour te remettre cette fleur, de ma destinée, cueillie, choisie, chérie, arrosée, par moi-même.

Tiens, je te l’offre, prend-la, elle est tienne.

Je t’aime et cela, cela n’a rien à voir avec une histoire de miracles.